RÉSIDUS MINIERS CONTENANT DE L’AMIANTE : ADSTOCK NE VEUT PLUS ASSUMER SEULE LES SURCOÛTS DES TRAVAUX ROUTIERS ET INTERPELLE LES CANDIDATS DES PARTIS POLITIQUE À CE SUJET


Adstock, le 25 août 2026 – À l’approche de la campagne électorale provinciale, le maire d’Adstock, Pascal Binet, souhaite interpeller les candidats des différents partis politiques sur un enjeu qui affecte directement plusieurs municipalités : les coûts importants liés à la gestion des sols et des résidus miniers contenant de l’amiante lors de travaux routiers et de génie civil.

Plus particulièrement pour les municipalités situées dans des secteurs où l’amiante est présent à l’état naturel dans les sols ou encore hérité de l’exploitation minière, cette réalité entraîne des conséquences financières considérables. Les exigences entourant la gestion des matériaux excavés peuvent faire augmenter substantiellement le coût des travaux et, dans certains cas, compromettre leur réalisation.

« Sur trois chantiers que nous avions prévus durant la dernière année, le conseil municipal a dû en reporter deux en raison de surcoûts devenus trop importants en raison de la présence d’amiante. Cette semaine, cette problématique nous frappe encore de plein fouet. Le conseil aura à se pencher rapidement sur différentes options en raison de dépenses supplémentaires de plus de 210 000 $ pour la réfection de la route du Mont-Adstock », affirme le maire d’Adstock, Pascal Binet.

Reporter un chantier n’est jamais simple et c’est repousser le problème à plus tard. Une route qui n’est pas réparée aujourd’hui continue de se détériorer et risque simplement de coûter encore plus cher demain. Les municipalités ont la responsabilité d’entretenir leurs infrastructures et de gérer les fonds publics avec rigueur, mais elles doivent avoir les moyens de le faire. La Municipalité d’Adstock demande au gouvernement du Québec d’assumer sa part lorsqu’un cadre réglementaire entraîne des coûts disproportionnés pour certaines collectivités.

Une question d’équité et de volonté politique
Pour le maire, cette situation ne peut plus être considérée comme un simple enjeu local et ne peut plus perdurer dans le temps. Elle touche à la fois les infrastructures municipales, les finances publiques et l’équité entre les territoires.

Par exemple, deux municipalités qui réalisent des travaux routiers comparables assument des coûts très différents uniquement en raison de la composition géologique de leur territoire.
Le maire mentionne que les municipalités n’ont pas créé cette réalité géologique, pas plus qu’elles ne sont responsables du passif laissé par plus d’un siècle d’exploitation minière dans certaines régions. Pourtant, ce sont actuellement nos contribuables qui doivent absorber une grande partie des conséquences financières. Ce n’est pas viable à long terme.

Les récents assouplissements réglementaires constituent un pas dans la bonne direction, mais ils ne règlent pas, à eux seuls, les conséquences financières déjà assumées par les municipalités ni les difficultés qui demeurent pour les futurs travaux.

« Tant que le gouvernement provincial ne règlera pas le problème, cette situation se répétera. Certains projets nous coûtent de 25 % à 40 % plus cher simplement en raison des exigences gouvernementales liées à la gestion de ces matériaux. Et le problème ne disparaîtra pas, car on doit recharger nos chemins avec du gravier provenant de carrières de la région qui contiennent eux-mêmes naturellement de l’amiante. Et il réapparaîtra encore quand on remplacera le gravier lors de travaux qui nécessitera de l’excavation. On se retrouve donc dans un cercle extrêmement coûteux, dont la facture revient ultimement aux citoyens des municipalités concernées. Il faut trouver une solution durable et pérenne. Il faut que cette folie s’arrête », poursuit le maire Pascal Binet.

Des engagements attendus des candidats
À l’approche de l’élection provinciale, le maire ainsi que le conseil municipal d’Adstock souhaite que cet enjeu fasse partie des enjeux de la prochaine campagne électorale et demande expressément aux candidats des différents partis politiques de se prononcer clairement sur les solutions qu’ils proposent pour les municipalités touchées.

Il est souhaité de la part des candidats qu’ils prennent des engagements visant à :
1. Reconnaître officiellement les surcoûts assumés par les municipalités pour la gestion des sols et des résidus contenant de l’amiante lors de travaux d’infrastructures;
2. Mettre en place un mécanisme de soutien ou de compensation financière pour les municipalités qui doivent assumer des coûts supplémentaires découlant des exigences gouvernementales;
3. Poursuivre l’adaptation du cadre réglementaire, lorsque les données scientifiques permettent une gestion sécuritaire et responsable des matériaux sur les chantiers;
4. Travailler directement avec les municipalités, les MRC et les acteurs régionaux afin que les règles mises en place tiennent compte des réalités propres aux territoires concernés.

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Source :
Cabinet du maire | Municipalité d’Adstock
418-422-2135 | maire@adstock.ca